le lien comme référence

Changer de voie, apprendre un métier manuel, intégrer une boulangerie sans véritable expérience… Ce projet peut sembler impressionnant. Beaucoup de personnes se demandent si elles seront capables de suivre le rythme, de maîtriser les gestes techniques ou encore de réussir une formation à distance.
C’est exactement ce qu’a vécu Audrey, aujourd’hui apprentie en CAP Boulanger avec le CFA Ascor. À travers son témoignage et celui de son maître d’apprentissage Grégory, elle raconte son quotidien, les défis des premiers jours, la complémentarité entre les cours et l’entreprise, mais aussi la passion qu’elle a développée pour un métier qu’elle découvrait presque entièrement.
À 23 ans, Audrey a choisi de se lancer dans une formation en boulangerie alors qu’elle ne venait pas du métier. Interrogée sur son parcours, elle explique qu’elle connaissait déjà l’univers de la boulangerie, mais qu’elle n’avait jamais réellement travaillé dans un laboratoire.
« J’ai appris ce qui était la boulangerie auprès de boulangers mais je n’ai même pas fait un stage d’une semaine. »
Ses premiers jours en entreprise ont naturellement demandé un temps d’adaptation.
« Les premiers jours en laboratoire étaient vraiment déstabilisants. »
Malgré cette découverte presque totale, elle trouve rapidement ses repères.
« Je connaissais déjà un petit peu le rythme de commencer tôt le matin et finir vers midi et voilà, j’aime toujours autant ça. »
Son témoignage rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’avoir déjà exercé le métier pour réussir sa formation. Ce sont la curiosité, l’envie d’apprendre et la régularité qui permettent de progresser.
Pour Audrey, l’alternance est rapidement devenue une évidence. Chaque journée passée en laboratoire lui permet de mettre en pratique ce qu’elle apprend pendant les cours.
« Être en alternance, c’est un vrai avantage pour apprendre puisque j’apprends au quotidien. Chaque jour, je peux revoir les gestes, je peux revoir ce que j’ai fait en cours et je peux voir en cours ce que j’ai vu en entreprise. Les deux se complètent parfaitement et me permettent d’avoir un apprentissage le plus optimal possible. »
Cette complémentarité entre la théorie et la pratique est au cœur de la pédagogie d’Ascor. En entreprise, les gestes deviennent plus naturels au fil des semaines. Les cours permettent ensuite de comprendre les techniques, de revenir sur les pratiques observées et de consolider les acquis.
Interrogée sur son quotidien, Audrey décrit une journée rythmée par les différentes étapes de fabrication.
« Je commence par dire bonjour à toute l’équipe. Un essentiel, un basique. Et ensuite nous commençons les cuissons. Puis nous pétrissons pour le jour même, nous façonnons puis nous cuisons. Ensuite, on recommence, on repétrit pour cette fois le lendemain. »
À force de répéter les mêmes gestes, elle gagne progressivement en efficacité.
« Une routine de travail, oui, c’est certain, c’est beaucoup plus facile dans mon organisation et également la répétition des gestes qui me permet de savoir parfaitement ce que je dois faire. »
Comme beaucoup de candidats, Audrey a choisi la formation à distance pour sa souplesse. Lorsqu’on lui demande pourquoi elle a fait ce choix, sa réponse est simple.
« Pour la simplicité de la chose et ensuite pour pouvoir être plus à l’aise chez moi. »
Cette organisation ne l’empêche pas de pratiquer régulièrement. Au contraire, les cours sont pensés pour préparer les séances pratiques à domicile.
« J’arrive totalement à suivre les cours. Nous avons un peu du temps fixé, des pratiques fixées également à l’avance, ce qui nous permet de préparer nos ingrédients. Nous avons reçu une mallette avec tout le matériel professionnel nécessaire à une bonne pratique à domicile et j’arrive désormais à bien pratiquer chez moi. »
Chez Ascor, la formation en téléprésentiel est conçue pour maintenir un véritable lien entre les apprentis et les formateurs. Les démonstrations, les échanges en direct et les exercices pratiques permettent de progresser tout en bénéficiant de la flexibilité de la formation à distance.
Pour compléter ce témoignage, Grégory, maître d’apprentissage d’Audrey, partage son expérience. Habitué à former des apprentis, il explique ce qui le motive à transmettre son métier.
« Oui, c’est la transmission, apprendre le métier aux jeunes générations et transmettre notre savoir-faire de génération en génération. »
Lorsqu’on l’interroge sur la différence entre un apprenti issu d’une formation à distance et un apprenti formé dans un CFA en présentiel, sa réponse est sans équivoque.
« Alors CAP boulanger pas du tout. Parce que la formation est très bien faite et donc ça se passe très très bien. C’est exactement la même chose. »
Concernant l’intégration d’Audrey dans l’entreprise, il ajoute :
« Ça s’est très bien passé. Audrey est très avenante en plus donc il n’y a pas de souci et donc ça s’est passé normalement. »
Enfin, il encourage les professionnels du secteur à accueillir des apprentis.
« Oui, c’est la continuité de notre métier et donc c’est important. »
Et à propos de la formation à distance :
« Oui, bien sûr. Je pense que c’est quelque chose qu’il faut énormément développer. »
Ces paroles illustrent l’importance de la transmission dans les métiers de l’artisanat et montrent que la qualité de l’accompagnement compte davantage que le mode de formation.
Au fil de son alternance, Audrey ne s’est pas seulement formée à un métier. Elle a confirmé son projet professionnel. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle envisage après son CAP, elle répond sans hésiter :
« J’espère partir en BP boulanger. »
Puis elle précise ce qui la motive.
« J’aimerais approfondir mes connaissances qu’elles soient pratiques ou théoriques pour devenir la meilleure boulangère possible. »
Cette envie de continuer à apprendre est souvent le signe d’une alternance réussie : une formation qui donne confiance, qui fait progresser et qui permet de se projeter dans l’avenir.
Le parcours d’Audrey montre qu’il est possible de découvrir un métier, d’apprendre progressivement les gestes techniques et de trouver sa place dans une entreprise, même sans expérience significative au départ.
Grâce à l’alternance, aux cours en téléprésentiel et à l’accompagnement des formateurs comme du maître d’apprentissage, elle construit chaque jour les compétences qui feront d’elle une professionnelle. Avant de conclure l’interview, nous lui avons demandé quel conseil elle donnerait à une personne qui hésite encore à se lancer.
Sa réponse résume parfaitement l’esprit de son parcours :
« Ben, n’hésitez pas à venir apprendre la boulangerie, un métier de passion et de tradition. »
Chez Ascor, nous partageons cette conviction : apprendre un métier, c’est avant tout vivre une expérience humaine, être accompagné par des professionnels et progresser à son rythme. Notre rôle est de vous donner les moyens de construire votre avenir, avec une formation flexible, un suivi de proximité et une équipe présente à chaque étape de votre parcours.
Et si, demain, c’était votre histoire que nous racontions ?